Le CIMIC


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Historique

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LA NATURE DU PROJET
Le Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière regroupe de ressources pour former de la main-d'œuvre et supporter les entreprises dans le virage technologique. 

 

SES FONDEMENTS

La Commission scolaire de la Beauce-Etchemin, en collaboration avec ses partenaires, plus particulièrement le Cégep Beauce-Appalaches, l'Université Laval, l'Université du Québec à Trois-Rivières, fonde son projet sur les considérations suivantes :
· la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin, le Cégep Beauce-Appalaches et les universités présentes en Beauce par l'intermédiaire du Centre universitaire des Appalaches peuvent et doivent permettre à nos entreprises de répondre aux impératifs de la compétitivité domestique et extérieure;
· les entreprises industrielles et manufacturières de notre région, sont confrontées par des exigences de rattrapage majeur à faire en formation continue et ce, dans une concertation entre employeurs et leurs organisations syndicales;
· la conjoncture financière et économique du Québec en général et des établissements de formation incite au maillage des ressources des établissements des différents ordres d'enseignement;
· le tissu industriel et manufacturier du territoire desservi par notre commission, notre cégep et notre centre d'études universitaires mérite que chacune des entreprises le constituant relève le défi du virage technologique et de la mondialisation des marchés;
· les études d'employabilité locale, régionale et nationale faites par la Commission scolaire Beauce-Etchemin et dont les rapports sont en dépôt au ministère de l'Éducation du loisir et des sports indiquent que 70 % des emplois manufacturiers ou industriels du territoire requièrent une compétence actualisée dans l'un quelconque des domaines de formation du centre de mécanique industrielle;
· le centre spécialisé de formation constitue une réponse adéquate à un système de formation de main-d'oeuvre adaptée aux besoins des entreprises par les équipes d'enseignants et de conseillers qualifiés, par la modernisation des équipements accessibles, par la disponibilité de personnel qualifié pour assumer le rôle capital de "plaque tournante" d'information en matière de virage technologique et de commerce international.

 

SES OBJECTIFS

· Formation régulière à temps plein, perfectionnement de la main-d'oeuvre adaptée aux exigences de l'évolution technologique régionale, nationale et internationale.
· Support à l'organisation des entreprises industrielles ou commerciales constituant l'infrastructure économique de la région.
· Recherche et développement  et transfert technologique en support à la croissance des entreprises.

 

LE CIMIC : UNE PIÈCE DANS UN ENSEMBLE

1. Scolarisation et infrastructures : 1988
La Commission scolaire de la Beauce-Etchemin se donne, avec la participation du Petit Séminaire de Saint-Georges et le centre universitaire de l’époque (Université du Québec à Rimouski) un Comité régional de développement de l’éducation en Beauce-Appalaches qui va bouleverser la région.

Première réalisation : une étude sociologique ( Étude Aubé-Cazalis-Morin) sur les besoins éducatifs en Beauce ; conclusion : la population résidente est un peu moins scolarisée par rapport aux moyennes québécoises, canadiennes ainsi qu'aux moyennes des pays développés ; les causes identifiées : carence d’infrastructures d’enseignement supérieur, attitude passive (négative) de la population vis-à-vis la qualification de base (5e secondaire ou diplomation professionnelle), pratiques d’embauche défavorisantes, retard du tissu de P.M.E. à prendre le virage technologique et vétusté de la carte d’options d’enseignement professionnel dispensées en région.
On établit des priorités, on se partage les tâches, on y associe la communauté pour une corvée régionale.

2. Un cégep public : 1990
En l’espace d’un peu plus d’un an, la section collégiale du Petit Séminaire de Saint-Georges devient collège public : achat 7,5 M$, rénovation 4,5 M$, clientèle de jeunes en 1989-1990 : 750, en 1992-1993 : 1250 ; deux techniques professionnelles : technologie du génie civil et techniques de production manufacturière.

3. Un groupe de sensibilisation : 1990
Dans le cadre de la Conférence socio-économique Chaudière-Appalaches, un groupe d’animateurs sociaux (Défi-Éducation 2000) s’emploie à modifier les attitudes des jeunes, des parent et des employeurs face au décrochage scolaire, au travail précoce et à la qualification professionnelle de base ; le gouvernement et les partenaires du territoire y consacrent plus de 600 000$ sur trois ans avec l’implication de l’entreprise, le budget atteint 1 100 000$.

«On n’a devancé le Fédéral que d’un an dans son opération «L’école avant tout» et le Provincial de deux ans dans son «Plan d’action sur la réussite éducative» dira Florent Roy, le président du Comité régional de développement de l’éducation en Beauce-Appalaches.

4. Un centre universitaire nouveau style : 1991
L’Université Laval, l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Cégep Beauce-Appalaches, le Cégep de l’Amiante et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science sont convaincus par les promoteurs du Comité de développement de l’éducation en Beauce- Appalaches de mettre sur pied conjointement, par protocole formel, un véritable centre universitaire en Beauce-Appalaches reposant sur la co-utilisation des ressources d’équipements des deux collèges. Réussite !

5. Une carte d’options professionnelles renouvelée : 1988-1993
La Commission scolaire régionale de la Chaudière remet sur la table de plans toute sa carte d’options de formation professionnelle : on fait le choix de la modernité, des formations d’emplois de plus haute technologie et de meilleurs conditions d’embauche : mécanique automobile, carrosserie, mécanique industrielle, dessin technique, électricité d’entretien, soudage-assemblage, soudage général, commandes numériques et matériaux composites tout en modernisant de façon majeure les équipements des options anciennes qui seront maintenues : techniques d’usinage, charpenterie-construction, commerce et secrétariat, imprimerie, santé, soins esthétiques et coiffure ; les secteurs agriculture, foresterie, alimentation, confection, vente et mode sont abandonnés ou diminués.

Des centres ultramodernes de formation professionnelle sont déployés sur le territoire de la communauté : carrosserie (Saint-Joseph/1990), charpenterie-construction (Saint- Georges/1991), imprimerie (Beauceville/1992 et 1993), commerce (Saint-Georges/1991) et d’autres sont en chantier : esthétique (Saint-Georges/1993), automobile (Saint- Georges/1991 et 1993), matériaux composites (Saint-Joseph/1994) et, le plus complexe, le Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière (Saint-Georges).

6. Fusion des commissions scolaires : 1992
Mai 1991, le ministère de l’Éducation du Québec annonce son intention d’une législation contraignante à la fusion ou à l’intégration des commissions scolaires; les Beaucerons, après analyses, projections démographiques et projections budgétaires de long terme décideront de se donner une seule commission scolaire (17 000 élèves) jugeant cette seule alternative porteuse de garantie, à tout le moins, d’espoirs de succès.

7. Pour demain
Les partenaires qui se sont regroupés pour doter la région du CIMIC I et II entendent implanter, dans la cité étudiante de Saint-Georges, les autres éléments suivants :

o CIMIC I (formation professionnelle), hiver 1994 ;
o CIMIC II (formation techniques), hiver 1994 ;
o CIMIC III (centre d’automobile), été 1995 (réalisé en 2000);
o CIMIC IV (incubateur technologique), été 1995 ;
o CIMIC V (infrastructure supérieure), été 1996.

 

REGROUPEMENT DE RESSOURCES HUMAINES

Le Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière consiste avant tout en une équipe synergique de ressources humaines constituée :
· des enseignants de niveaux secondaire et collégial impliqués dans la formation de jeunes ou d'adultes dans les cadres traditionnels d'acquisition de compétence et de diplomation (C.E.P., D.E.P., A.S.P., D.E.C., A.E.C.) et dans les cadres de la formation continue;
· l'équipe comprendra par ailleurs les conseillers pédagogiques et conseillers en formation susceptibles de supporter les entreprises (patrons et syndicats) en démarche d'élaboration ou d'opérationnalisation de programmes de perfectionnement ou de recyclage de main-d'oeuvre et ce, en lien avec l'équipe régulière des enseignants;
· l’Université Laval et l’Université du Québec à Trois-Rivières supporteront par divers programmes des entreprises en démarche de recherche et de développement, par des groupes de recherche appliquée, des assistances techniques, des plans de formation ou d'autres modes d'intervention; d’autre part, des diplômés universitaires de premier cycle utilisent l’ensemble du centre ou le système de contrôle moniteur de gestion d’énergie comme laboratoire de recherche appliquée sur ce thème;
· le centre intégré dispose de mécanismes de dispensation d'information relative aux différents programmes accessibles aux entreprises en matière de virage technologique ou de commercialisation internationale et ce, grâce aux liens à établir avec les sociétés régionales de développement économique, avec l'Institut de commerce international de notre région (I.C.I.), l'Antenne technologique Chaudière- Appalaches, le Centre de création et d'expansion d'entreprises (C.C.E.E.) et tout groupement poursuivant des objectifs semblables. Les services gouvernementaux impliqués en formation de la main-d’oeuvre assurent des contributions d’expertise au centre.

 

REGROUPEMENT DES RESSOURCES DIDACTIQUES

Le Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière est un regroupement optimal des infrastructures et équipements didactiques requis par l'accomplissement de sa mission; cela suppose leur mise ou tenue à jour selon des normes convenables de modernité et de compétitivité domestique et extérieure.

Par delà les équipements standardisés dont dispose actuellement la commission ou dont elle disposera en vertu des allocations du ministère de l’Éducation, des démarches d’acquisition sont en cours auprès d’autres organismes.

 

RÔLE DES PARTENAIRES

Dans le cadre de ce projet et sur la base des discussions préalablement tenues à ce jour, les rôles des différents partenaires du centre pourraient ainsi se schématiser :
1. Commission scolaire de la Beauce-Etchemin
Formation d'ouvrières et ouvriers spécialisés dans les domaines constituant le centre et selon les habiletés généralement requises dans le secteur industriel :
o des machines-outils;
o de la programmation de machines-outils;
o de l’entretien, l’installation et la réparation d’équipement mécanique, électrique et automatisé;
o du dessin industriel (D.A.O. : dessin assisté par ordinateur);
o du soudage et assemblage de composantes;
o etc.
2. Collège Beauce-Appalaches
Formation de techniciennes et techniciens habiles à fournir l'encadrement de premier niveau requis dans les entreprises industrielles et manufacturières au niveau de la production :
o séquence d'opération ;
o programmation de niveau intermédiaire ;
o programme d'entretien préventif ;
o planification de production ;
o fabrication assistée ;
o optimisation des logiciels ;
o lien "production-gestion" ;
o etc.
3. Les universités partenaires (Laval et Trois-Rivières)
Des ressources du Centre universitaire des Appalaches contribueront par des recherches appliquées au développement régional dans des secteurs ou des entreprises industrielles que ce soit en gestion, en production ou en commercialisation.
4. Comité école-entreprises
Les leaders industriels des secteurs impliqués dans la mission du centre ont mis sur pied, en collaboration avec les partenaires du projet, un groupe école-entreprises dont les champs de préoccupation principaux seraient :
o conception architecturale et fonctionnelle du projet ;
o plan de dotation des équipements ;
o analyse des besoins de formation ;
o développement des formateurs en entreprise ;
o élaboration d'outils de sélection de personnel ;
o formation sur mesure en entreprise et en institution ;
o conception et préparation des programmes ;
o formation institutionnelle dispensée en entreprise ;
o stage d'intégration dans les entreprises ;
o support technique à l'entreprise ;
o etc.
La réussite du projet dans la mission essentielle que constitue l'atteinte des objectifs qui ontété définis repose, pour une très large part, sur l'efficacité du Comité école-entreprises.

 

UN CENTRE UNIQUE AU CANADA (automne 1994)

Caractères innovateurs
  1. Il s’agit d’une école-usine toute orientée vers la conception, la construction, l’informatisation, l’automatisation, l’opération et l’entretien des équipements de production ;
  2. il est construit et aménagé sur le principe de l’atelier flexible ;
  3. il regroupe, en un même lieu et en une même équipe, des enseignants du secondaire, des professeurs du collégial, des chercheurs universitaires, des conseillers en formation de main-d’œuvre, des conseillers en innovation technologique, des conseillers en transfert technologique, etc. ;
  4. il est sous gestion unique établie sur base de protocoles entre trois institutions: la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin, le Cégep Beauce-Appalaches et le Centre universitaire des Appalaches ;
  5. il est chauffé, ventilé et partiellement climatisé par un système géothermique bimodal et l’on y utilise des capteurs solaires de grande surface ;
  6. il est doté d'un système domotique contrôlant l'éclairage ;
  7. tout l’ensemble thermique est placé sous contrôle monitorisé et est objet d’une étude scientifique de la part de l’École de technologie supérieure du Québec ;
  8. l’ensemble de différents enseignements et services offerts aux entreprises est centré sur la chaîne de production des P.M.E. ;
  9. les coûts de construction ont été inférieurs par 10% aux coûts normalisés en vigueur au Québec grâce au concept et aux procédés architecturaux (atelier flexible et construction modulaire).
LE CONCEPTEUR
Le projet du CIMIC est issu d’un plan stratégique de développement de l’éducation en Beauce établi de 1988 à 1991, au sein d’un comité de concertation formé des dirigeants des institutions et des établissements de formation du territoire.

Le CIMIC se veut une réponse adéquate aux impératifs de productivité et de modernité que les marchés domestiques et extérieurs imposent aux P.M.E. qui forment la trame et le fil du tissu économique régional.
  • Les concepteurs fonctionnel et architectural du CIMIC se fondent sur la notion de l’atelier flexible et intégré regroupant des équipements didactiques lourds ; des ateliers-serveurs situés en périphérie répondent aux exigences de la polyvalence et de la flexibilité.

    Nous nous sommes inspirés de semblables établissements en Europe et aux Etats-Unis ; d’autre part, les plus modernes entreprises manufacturières québécoises ont contribué de façon significative à échafauder notre concept.

    À celles et ceux qui ont collaboré à la conception, à la promotion et à la réalisation du CIMIC, cordiaux mercis ; nous avions besoin que chacun pose sa pierre pour réussir ensemble.
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